• 2 nombre d'accidents nucléaires majeurs en 70 ans (Tchernobyl et Fukushima)

Graphique(s) de référence

Échelle internationale des accidents nucléaires

Réponses & arguments

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Mot(s) du glossaire

  • Three Mile Island

    Il s'agit d'une ville des États-Unis où est implantée une centrale nucléaire. Mise en service en 1974, celle-ci a subi un accident classé au niveau 5 de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) le 28 mars 1979. À la suite d'une chaîne d'événements accidentels, le coeur du réacteur n° 2 de la centrale de Three Mile Island (TMI-2) a en partie fondu, entraînant le rejet d'une faible quantité de radioactivité dans l'environnement. Quand six ans plus tard, il a été possible de pénétrer dans l'enceinte, une caméra introduite dans la cuve a montré qu'une partie significative du combustible avait fondu mais n'avait pas traversé la cuve.

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Le nucléaire
Partie 1 - Les risques

Dans le domaine de l'énergie, le risque d'un accident est l'argument le plus fort pour l'arrêt du nucléaire civil. Ce point, qui revient systématiquement dans les débats, traduit une vraie préoccupation chez les citoyens, souvent mal informés des risques réels.

Réalité des risques

Le risque qu'un accident majeur se produise en France existe bel et bien et ne peut être écarté mais pour autant, il ne constitue pas une menace systématique.

Dans le cas d'une perte de refroidissement (y compris de secours) du réacteur conduisant à la fusion du combustible à l'intérieur de l'enceinte de protection, 2 scénarios sont possibles. Si l'enceinte ne remplit pas son rôle, ou imparfaitement, ou pire si elle est inexistante (le cas de Tchernobyl), on peut s'attendre à la contamination de dizaines de km2 de terre pendant des années et à de nombreuses victimes si les mesures d'évacuation et de prise de pastille d'iode n'ont pas été faites rapidement dès les premiers signes de l'accident. C'est le scénario catastrophe que les autorités de sûreté de tous les pays cherchent à tout prix à éviter. Si l'enceinte de protection remplit son rôle, alors la pollution restera confinée et les populations, après avoir été dans un premier temps évacuées, pourront retrouver leur domicile au bout de quelques jours. C'est ce qui s'est passé pour l'accident de Three Mile Island en 1979. Il n'y a donc pas de fatalité et les conséquences d'un accident peuvent être fortement limitées si des dispositions sont prises en amont (exercice d'évacuation, traitement médical adéquat et immédiat).

L'exportation du nucléaire

Pour l'opinion publique, l'exportation du savoir-faire nucléaire est souvent synonyme de « vendre la bombe ».

Ce présupposé résulte pour beaucoup du manque d'information sur le sujet. Ainsi certains pays, comme Israël, ont la bombe mais pas de centrale. D'autres (plus nombreux) ont des centrales mais pas la bombe. C'est le cas de l'Allemagne, l'Espagne, la Suisse, le Brésil, l'Afrique du Sud ou la Corée du Sud. En réalité, centrale ou pas, si un pays veut la bombe, il lui suffit de se procurer une usine d'enrichissement ou un combustible hautement enrichi, des détonateurs et un lanceur ainsi qu'un savoir-faire spécifique. C'est une question avant tout politique qui ne se résout pas par l'arrêt des exportations du nucléaire civil.

Le nucléaire militaire

Alors que le nucléaire civil est sans cesse décrié, le nucléaire militaire reste absent des débats. Ainsi, lorsqu'en juin 2013 un missile balistique a explosé au-dessus de la Bretagne, ni la population ni les médias n'ont manifesté de réaction. Étonnant également que dans les débats, il faille s'expliquer sur les dépenses en recherche liées au nucléaire civil mais qu'il n'y ait jamais de questions sur les dépenses autour du nucléaire militaire. Pourtant, il y a d'un côté une énergie qui rend des services considérables à la société et de l'autre des instruments de guerre destinés à provoquer le plus de dégâts et de morts possibles ! Tout le monde connaît le nom de Flamanville ou de Fessenheim, mais combien ont déjà entendu parler du programme Barracuda ? Il s'agit pourtant d'un grand projet de renouvellement de la flotte de sous-marins nucléaires, qui se chiffre en milliards. Cette priorité dans les mobilisations antinucléaire est vraiment surprenante.