• 1,3 millions de vies épargnées grâce au nucléaire

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Énergie et santé

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Mot(s) du glossaire

  • Biomasse

    Ce terme désigne l'ensemble des matières organiques d'origine végétale (algues incluses), animale ou fongique (champignons) pouvant devenir des sources d'énergie par combustion. La biomasse est aujourd'hui la deuxième source d'énergie renouvelable en France, après l'énergie hydraulique.

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Santé et énergie

Si l'énergie est nécessaire à notre vie, elle est aussi parfois lourde de conséquences au niveau sanitaire. Toutefois, les retentissements sur notre santé sont plus ou moins nocifs selon les différentes ressources et modes d'exploitation.

Évaluation des risques

Afin d'évaluer l'impact sur la santé des différentes énergies, la Commission européenne a commandé en 2000 une étude(1) au Centre d'efficacité énergétique des systèmes.

Ses auteurs ont eu l'idée de lier les pollutions dues aux différentes énergies avec leurs conséquences comptabilisées en années de vies perdues, le coût de la dépollution et du traitement des maladies. Sans surprise, c'est le charbon et le pétrole qui tuent le plus, notamment les vieilles centrales qui atteignent le triste record de plus de 1 000 années de vie perdues par tWh(2) produits. Les centrales modernes tiennent la seconde marche du podium avec l'exploitation du gaz courant (non liquéfié et combiné) avec plus de 100 années de vies perdues. L'impact du charbon est lié à sa pollution qui cumule de fortes émissions de CO2 et rejets de métaux lourds hautement toxiques (cf. fiche n° 2 et fiche n° 5). Le solaire et l'éolien affichent un score de 20. Si ces deux énergies ne rejettent aucun déchet, la production de leur matériel d'exploitation en génère de façon non négligeable (cf. fiche n° 2). D'autre part, leur intermittence oblige à les coupler à des centrales fossiles pour pallier l'absence de production, lorsqu'il n'y a pas de vent (75 % de l'année sur les meilleurs sites) ou moins d'ensoleillement (l'hiver). La biomasse, (bois brûlé) à cause du rejet de particules fines (POPs), s'avère être aussi dangereuse, avec un score de près de 50.

Le nucléaire, bon pour la santé !

Alors que selon l'opinion publique le nucléaire apparaît comme une des énergies les plus dangereuses, les plus polluantes, l'étude de la Commission européenne révèle que, rapportée à la quantité d'électricité produite, cette énergie a l'un des plus faibles impacts sanitaires. Cela est dû au fait que ce mode d'exploitation ne génère pratiquement pas de pollution en fonctionnement normal et que ses déchets sont confinés et sous contrôle, contrairement à ceux rejetés par les centrales fossiles (cf. fiche n° 5). Il faut également considérer que les chiffres intègrent les décès liés à Tchernobyl en 1986. Pourtant, le taux de mortalité lié au nucléaire reste bien en deçà (environ 100 fois moins) de celui lié à l'exploitation du charbon « sale ». Cette situation illustre une problématique forte du débat : la perception des risques et de leur acceptabilité (cf. fiche n° 5 et fiche n° 7).

Alerte en Île-de-France

On estime qu'en région parisienne, la moitié de la pollution en particules fines provient en réalité des nombreux pavillons qui se chauffent au bois. Cela peut surprendre car nous sommes toujours persuadés que tout ce qui est naturel est forcément inoffensif. Et quoi de plus naturel qu'un feu de bois ?


(1) Électricité, santé, environnement - programme Externe, Rabl et Spadaro, CENERG, 2000.
(2) TWh : un térawattheure est une quantité d'électricité correspondant à mille milliards de watt heure. Ce qui correspond (environ) à la consommation annuelle d'une ville de 200 000 habitants.