• 141,7 tonnes/an de métaux lourds rejetés dans l'amosphère

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Mot(s) du glossaire

  • Ammoniac

    Ce gaz est un polluant essentiellement agricole. Il est émis notamment lors de la fabrication des engrais ammoniaqués. Il a une action irritante sur les muqueuses oculaires, sur la trachée et les bronches.

  • Arsenic

    Cet élément chimique métalloïde semi-métallique présente des propriétés intermédiaires entre celles des métaux et des non-métaux. Polluant très toxique, perturbateur endocrinien, sa forme inorganique est la plus toxique et peut entraîner, à de très faible dose, de graves lésions sur le corps humain.

  • Benzène

    Il s'agit d'un liquide incolore très volatil présent dans les vapeurs d'essence, obtenu par distillation de la houille et du pétrole. Très toxique, il appartient à la famille des substances cancérigènes. Les voies de pénétration sont en premier lieu respiratoire, en second lieu cutanée.

  • Biosphère

    La biosphère est la partie de notre planète où la vie s'est développée. Elle contient de grandes quantités d'éléments indispensables à la vie tels que le carbone, l'azote, l'oxygène, l'eau, le phosphore, le calcium, le potassium. Elle influence considérablement la composition en gaz de l'atmosphère (vapeur d'eau, gaz carbonique, oxygène et méthane en particulier).

  • Cadmium

    Il s'agit d'un élément chimique toxique et écotoxique, considéré comme parmi les plus problématiques en termes de santé environnementale : traces métalliques et métaux lourds. La pollution par cadmium est en forte diminution, mais les taux restent localement préoccupants, notamment dans les coquillages et organismes du haut de la chaîne alimentaire.

  • COV

    Les composés organiques volatils, ou COV sont composés de carbone, d'oxygène et d'hydrogène et se trouvent sous forme gazeuse dans l'atmosphère. Ils proviennent du raffinage, de l'évaporation de solvants organiques. Selon les cas, ils sont plus ou moins lentement biodégradables par les bactéries et champignons, voire par les plantes, par les UV ou par l'ozone.

  • Dioxyde

    Il s'agit d'une molécule comportant deux atomes d'oxygène. Associé au carbone, cela donne le CO2, un gaz à effet de serre, qui bloque la réémission vers l'espace de l'énergie thermique reçue au sol sous l'effet du rayonnement solaire.

  • Mercure

    Le mercure est un métal liquide, de couleur argent brillant, non biodégradable. Utilisé dans de nombreuses activités industrielles, il est classé dans la catégorie des métaux lourds à forte toxicité. La contamination au mercure vient principalement des rejets émis dans l'atmosphère (15,8 tonnes par an, selon les données officielles) lors de l'utilisation de combustibles fossiles, lors de l'incinération de déchets ou encore par l'industrie métallurgique.

  • Oxyde d'azote

    Il s'agit d'un gaz odorant, très toxique, produit de l'oxydation de l'azote de l'air ou du carburant avec l'oxygène de l'air ou du carburant dans des conditions de température élevée. Les sources principales sont les véhicules (près de 60 %) et les installations de combustion (centrales thermiques, chauffages…).

  • Pluie acide

    Une pluie acide est une pluie rendue acide par son contact avec la pollution atmosphérique causée par les voitures, les usines et les centrales. Son acidité peut être mesurée grâce à l'échelle des pH. Elle constitue une forme de pollution atmosphérique qui provoque de nombreux dommages à la faune et à la flore.

  • POPs

    Les polluants organiques persistants sont des molécules complexes qui, contrairement aux autres polluants, ne sont pas définies en fonction de leur nature chimique mais à partir de quatre propriétés qui sont : la toxicité, la persistance dans l'environnement, la bioaccumulation et le transport longue distance. On peut classer les POPs en deux catégories : les composés non intentionnellement produits par l'homme et ceux issus de la fabrication et de l'utilisation de produits chimiques (PCB, pesticides).

  • Soufre (dioxyde)

    Le dioxyde de soufre est un polluant gazeux qui provient principalement de la combustion des combustibles fossiles (charbons, fiouls…), au cours de laquelle les impuretés soufrées contenues dans les combustibles sont oxydées. Depuis une trentaine d'années, les émissions européennes de dioxyde de soufre sont en baisse. La diminution des consommations de combustibles fossiles et l'utilisation croissante de l'énergie nucléaire ont largement contribué à cette baisse des rejets polluants.

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Pollutions chimiques

Si le public est sensibilisé à la pollution générée par le CO2, du fait de sa médiatisation, il connaît trop peu les conséquences des pollutions chimiques qui affectent la santé. L'impact de ces déchets est pourtant un élément essentiel du débat énergique.

Déchets et pollutions

On distingue trois types de pollutions directes. Il est important de les connaître pour avoir des éléments de comparaison entre les énergies.

Les pluies acides

Elles résultent des rejets d'oxyde d'azote, de soufre, d'ammoniac et de composés organiques volatiles (COV), issus des processus de combustion. Ces éléments se retrouvent d'abord dans l'atmosphère, dans les pluies et au final acidifient les lacs et les océans. De gros progrès ont été effectués pour limiter ces rejets après les conséquences catastrophiques des pluies acides en Europe dans les Années 1970-1980. Néanmoins, en 2011, près de 3 millions de tonnes de ces produits ont été rejetées dans l'atmosphère en France.

Les métaux lourds

Les rejets de mercure (4,7 t/an), d'arsenic (6,5 t/an), de plomb (128 t/an), de cadmium (2,5 t/an), issus notamment des énergies de transports, polluent la biosphère, s'accumulent dans les lacs, les sols et les océans et contaminent la chaîne alimentaire. Extrêmement nocifs, ils sont à l'origine de maladies du cerveau, de cancers et de maladies cardiovasculaires. En France, les quantités sont déjà très préoccupantes, mais bien plus faibles qu'en Allemagne où l'électricité est produite à plus de 50 % avec des centrales à charbon.

Les POPs

Les polluants organiques persistants proviennent de combustions incomplètes de certains procédés industriels (incinération de déchets, métallurgie). Leurs effets toxiques couvrent un large spectre : dégradation du système immunitaire, effets sur la reproduction, le développement de cancers. Une exposition chronique, même à de faibles concentrations, peut provoquer des perturbations et leur impact intervenir très loin des sources d'émission du fait de leur nature volatile. L'estimation des émissions de POPs est particulièrement difficile car ils sont émis en petites quantités et parfois de manière diffuse.

Une toxicité irréversible

Les métaux lourds sont des poisons particulièrement toxiques : en plus d'avoir une durée de vie infinie, leurs concentrations sont multipliées à chaque étape de la chaîne alimentaire. L'exemple des phoques en est une bonne illustration. Situés en haut de chaîne alimentaire, ceux-ci sont intoxiqués avec des taux de métaux lourds mille fois supérieurs à la concentration de l'eau de mer dans laquelle ils évoluent !

Le problème du traitement

La durée de vie des déchets polluants et leur volume grandissant posent la question de leur traitement, de leur stockage et rappellent le problème du traitement des déchets nucléaires à vie longue, souvent critiqué et médiatisé. Pourtant, il est un exemple qu'il faudrait suivre et généraliser pour toutes les autres pollutions chimiques : préoccupation sur leur devenir et leur traitement, choix de sites d'enfouissement suffisamment profonds, imperméables et particulièrement stables pour garantir le stockage à très long terme. De plus, les rejets polluants du nucléaire civil impactant la santé et l'environnement ne surviennent qu'en cas d'accidents qui restent très rares, tandis que les rejets chimiques, d'un volume 100 fois plus grand, constituent un empoisonnement continuel. Il n'y a pas eu par exemple de terres irréversiblement polluées par une centrale nucléaire dans le cadre de son fonctionnement normal. On ne peut pas en dire autant des autres activités industrielles. Et pourtant, silence radio sur ce sujet. Force est de constater que l'échelle de médiatisation de certains déchets par rapport à d'autres est en complet décalage avec la situation réelle et l'état d'avancement des solutions.